La femme de mon professeur

Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire

Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su !

Félix Arvers

 

 

Mon âme dissimule son secret amer,

Un amour éternel, un ressentiment

Que jusqu'à présent j'ai dû me taire...

Ce drame m'est passé quand j'avais dix-huit ans.

 

A l'âge adolescent où j'étais sensible,

Au premier regard elle saisissait mon âme...

Je l'aimais à coup sûr, et c'était possible

De demander la main de cette femme !

 

Elle était d'une venusté suprême,

L'azur du ciel était moins beau que ses yeux,

Ses cheveux blonds étaient dignes d'un diadème,

Mais le meilleur c'était son sourire grâcieux !

 

Je l'adorais mais je n'osais le lui dire,

Je me demandais souvent "où habitait-elle ?"

Que de lettres je me proposais de lui écrire,

Que de fois je les jetais dans la poubelle !

 

Le temps s'écoulait, mon espoir grandissait,

Je ne souflais mot de l'histoire de mon coeur...

Et puis un jour, le jour où je savais

Qu'elle serait la femme de mon professeur !

 

Dorénavant et de toute sa vie,

Jamais elle ne connaîtra ce coeur meurtri !

Et par hasard, lisant cette poésie,

"Quelle est donc cette femme?" dira-t-elle à son mari !

 

Hàn Lệ Nhân

 




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